A.P.C Lisieux

05 avril 2017

Programme avril 2017

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Edito avril 2017

L'énergie du parking

 

L'énergie du CIDFF 14 a payé puisque, pour la Journée Internationale des Droits des Femmes du 8 mars, la "Soirée Chanda, une mère indienne" a été un beau succès au cours duquel un public nombreux s'est intéressé à la situation des femmes en France ET à l'étranger. Des chiffres ? En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint, ou bien 63 millions de filles dans le monde ne reçoivent pas d'éducation (source <8mars.info>). Tempête de sable, le film israélien réalisé par Elite Zexer, nous l'a encore prouvé le mois dernier !

Quant à Lady Susan, il lui a fallu beaucoup d'énergie pour intriguer dans cette Angleterre du XVIII°s. Lors, quel régal pour les spectateurs anglophiles du Jumelage d'entendre les échanges à fleuret moucheté entre les différents protagonistes qui s'approchent, se reprochent et se touchent ! Seul l'Amour fera mouche, ainsi que le mépris avec pour sous-titres l'humour très british de Jane Austen. Ainsi nous avons assisté à des assauts de bretteurs : attaque, parade, riposte, parade, contre-riposte… jusqu'à la mise sur la touche de Lady Susan. Le film avait pour titre Love & Friendship. Tout un programme !

Cependant les intrigues autour du Multiplexe ne sont pas à la hauteur de celles concoctées par Jane Austen. Certes on y trouve les contradictions, les mensonges - pardon, les contre-vérités ! - et la mauvaise foi mais l'élégance est absente. On va jusqu'à reprocher à l'autre de faire son cinéma tout en se filmant en train de pousser la chansonnette. L'A.P.C. a l'impression d'assister à une guerre de positions. Tant d'énergie pour rien ! M. Leclerc (L'Eveil sur le net du 28.03.2017), s'il aborde de vrais sujets (parking & fouilles), donne dans l'hyperbole pour exaspérer le voisin. Il parle de la "hauteur démesurée" du multiplexe. Diantre ! Il sous-entend aussi que le maire "a la volonté de laisser sa marque comme l'a fait Yvette Roudy avec la médiathèque il y a vingt ans". N'est pas pharaon qui veut ! Ainsi, pour M. Leclerc, il semblerait que s'investir dans la vie publique, ce n'est ni faire évoluer les mentalités (cf les lois Roudy), ni proposer un mieux-vivre (cf piscine, médiathèque et rue piétonne); pour lui, c'est plutôt faire des coups de pub comme on marque des buts. Certainement l'influence de "l'expérience dans la communication dans un club de football professionnel". Précisant que sa "démarche est apolitique", il a eu pour lui l'opposition photographiée au premier rang (Le Pays d'Auge sur le net du 1° avril 2017 ). Et, avant de pousser la chansonnette sur la vidéo (l'Eveil), il signifie au maire que "son multiplexe on n'en veut pas Place de la République, à la limite ailleurs". Une chanson bon enfant aux derniers mots restrictifs, inquiétants et révélateurs.

Anne Rousseaux a écrit l'an passé sur Facebook : "Alors le multiplex c est du grand n importe quoi, de l inutile, du loisir, toujours du loisir stérile, ce n est pas ce qui va créer de la richesse à Lisieux qui se meurt, tout le monde s en va". Tout est dit ! Heureusement, les solidarités locales existent à Lisieux et le film Demain nous a prouvé que certains avaient encore l'énergie non pas d'un parking à voitures-ventouses mais celle de l'action positive.

Que faire pour insuffler une nouvelle vie à ce coeur de ville exsangue ? Rien ! Ne pas choisir entre un parking mort (un cimetière de voitures ?) et des salles de cinéma vivantes (films, opéras, manifestations sportives). Au delà du mépris des autres et du manque de vision, des spectateurs et l'A.P.C. attendent un multiplexe pour continuer l'action culturelle menée depuis 39 ans. De préférence en hyper-centre pour que le commerce renaisse. Mais si c'est "ailleurs", pourquoi pas ? M. Leclerc veut conserver sa place de parking à côté de chez lui. Quelle vision moderne de la Ville !

Il serait intéressant de connaître l'origine véritable de ces intrigues : d'abord éliminer une place retenue par des agences et une commission, ensuite proposer les sites Citroën, Peugeot, Ford comme voie de garage, enfin "à la limite ailleurs", mais pas chez nous ! La Culture fait toujours peur puisqu'elle donne à réfléchir. Pont-Audemer l'a compris, Bernay l'a compris, Mézidon-Canon l'a compris. Peut-être que ces villes ont des habitants qui pensent à Demain. Mais ne vous inquiétez pas, le coût des fouilles a encore frappé ! On s'engage sur une autre voie (pas romaine) sans rester sur le quai. Heureusement, on retrouvera l'énergie positive de René Letzgus qui présentera son film Kombissiri sur la volonté d'aveugles à vouloir avancer comme tout le monde en participant à une épreuve cycliste. Rendez-vous le 28 avril 2017 ! Lâchez votre parking et tous à vos guidons !

Pour l'A.P.C.   Didier Mayeur

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28 février 2017

Programme Art & Essai Mars 2017

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Edito mars 2017

1895 : L'arroseur arrosé et Naissance de Buster Keaton

 

Début d'année rime avec bilan d'année. 2016 a battu des records avec 213 millions d'entrées. Le spectateur moyen comme moi pourrait se dire que c'est encore un blockbuster qui fait pencher la balance, le baobab hollywoodien qui cache la forêt des frêles troncs de l'Art & Essai, le nabab hollywoodien qui arrose de ses billets verts les cuisines du fast food cinématographique. Eh, bien, non ! Mal vu ! Je viens de lire avec ravissement l'édito de Francois Aymé, le Président de l'AFCAE, qui explique que ces bons résultats sont, pour une très large part, à mettre au crédit des cinémas Art & Essai, dont la progression moyenne est de l'ordre de 10 à 15% quand la tendance nationale est à +3%. (…) Ces excellents chiffres sont la récompense de l'exigence de qualité et de la relation de fidélité que les salles Art & Essai entretiennent avec le public cinéphile (Courrier AFCAE, n°253, janvier 2017). Voilà ! Les mots qui nous tiennent à coeur à l'A.P.C. sont écrits noir sur blanc : exigence, qualité, fidélité. Et les films A&E sélectionnés par l'A.P.C. et le Majestic sont bien des films d'auteurs, d'artistes, à savoir Juste la fin du monde; Moi, Daniel Blake; Julieta; Ma vie de courgette; Les Innocentes; La Tortue rouge; Les Délices de Tokyo, etc. Ce n'est pas pour rien que vous appréciez le Festival Télérama/AFCAE. Vous êtes fidèles car nous programmons des films exigeants et de qualité. Merci de votre reconnaissance ! Je ne voudrais pas clore ce paragraphe sans vous parler de la grande émotion que nous avons ressentie en voyant apparaître le visage de Solveig Anspach lors de la remise du César du Meilleur Scénario à son complice Jean-Luc Gaget. Invités par l'A.P.C., ces deux-là nous ont fait l'honneur d'échanger avec le public du Majestic à plusieurs reprises, et ce dans la joie et la bonne humeur. Quels souvenirs ! Jean-Luc a parlé de Solveig au présent. C'était tout simplement magnifique. Vive le cinéma A&E !

Le programme de ce mois-ci est-il plus éclectique que d'habitude ? Pas le moins du monde ! Le CIDFF 14 et l'A.P.C. souhaitent que les spectateurs viennent nombreux le 8 mars pour soutenir cette Journée Internationale des Droits des Femmes et vous verrez le portrait d'une femme qui retourne à l'école. Plus tard, le portrait d'une femme qui fait l'école, les portraits de filles et de garçons qui plongent dans la vie, le portrait d'une femme qui se bat contre les traditions ancestrales, celles qui emprisonnent les femmes. Vous lirez aussi que ces quatre films ont été réalisés par des femmes.

Mais comme les hommes occupent la moitié de l'humanité, rendons à Auguste ce qui appartient à Louis ou vice versa. Et les Lumière furent ! Nous serons émerveillés devant la Création de ces pierres précieuses qui scintillent dans l'écrin de satin blanc de la salle : les deux frères inventent le Cinéma, inventent l'Art de filmer, même si Thomas Edison et Dickson, pour leur part, ont déjà réalisé des prises de vue en mouvement. Rappelez-vous que lorsque le train entre dans la gare de La Ciotat (film de 1895), les spectateurs ont fui la salle de peur d'être écrasés par "la bête humaine" lancée à toute vapeur. Le spectateur vivait les images qui bougent. C'était la nouvelle lanterne magique ! L'image était animée, au sens étymologique. Elle avait une âme, un souffle vital. Que la lumière ne se rallume pas, que l'étincelle de vie artistique des frères Lumière ne s'éteigne pas. Et si vous avez l'occasion de (re)voir The Cameraman de Buster Keaton (né en 1895), visionnez-le ! On y trouve tous les procédés du cinéma mis en scène ainsi que la difficulté d'être cinéaste. Un autre bijou. Mais si vous préférez la décomposition du mouvement, retrouvez-la chez Muybridge et Marey. Avec l'Anglais on se croirait sur le champ de courses de Deauville (et de Lisieux), avec le Français aux J.O. Les objets d'étude sont intéressants : le cheval et l'homme. Associons-les et que naisse le Centaure.

Enfin, nous clôturerons le mois avec, à nouveau, une histoire de femmes : celle de la rivalité entre une mère et sa fille pour un homme, où l'Amour le dispute à la Haine et la Jalousie. Une peinture du XVIII° exécutée par l'auteure anglaise Jane Austen. A nouveau une histoire de femmes me direz-vous ? N'oubliez pas que nous sommes en mars, mois où l'on honore - trop peu souvent - les Femmes… et le Printemps, la saison de la Fertilité. Mais que de giboulées pour les Femmes, en mars, certes, mais aussi douze mois sur douze ! Des douches froides à vous glacer le sang. Venez applaudir Chanda, une mère indienne, moins indigne que la tyrannique et manipulatrice Lady Susan !

Bref, si c'est le délicat Art & Essai qui fait pencher la balance commerciale du 7° Art et non la grosse cavalerie, je me fais une joie de revoir L'arroseur arrosé (de 1895), film culte dans l'histoire du cinéma mondial. Mesdames et Messieurs les producteurs, cessez les cultures intensives pour diversifier vos productions locales! Mille jardins secrets vous attendent.

Pour l'A.P.C.   Didier Mayeur

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28 décembre 2016

Programme Art & Essai Janvier 2017

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Edito janvier 2017

Tel est l'édito

 

L'année civile 2016 s'est close sur un événement fort : la venue du Canada (Québec) de la journaliste Djemila Benhabib qui animait le Ciné-Débat organisé par le Collectif Lexovien des Droits Humains. Jeudi 15 décembre, face à 300 élèves des lycées Paul Cornu, Marcel Gambier et Victorine Magne, la journaliste ukraino-chyprio-algéro-franco-canadienne répondait aux questions très pointues de ces spectateurs qui venaient de découvrir le film du poète et chanteur Abd Al Malik, Qu'Allah bénisse la France (2014). Le Collectif et l'A.P.C. ont été frappés par la maturité de ces lycéens. 1h40 de débat sans pause, ce qui exige une certaine concentration. Adieu Fast & Furious, vive Clever Forever. Encore bravo et merci ! Le lendemain soir, Djemila, inlassable, toujours précise, toujours passionnée, remettait le couvert pour 120 spectateurs tout public (la veille était réservée aux lycéens), avec, toujours en ligne de mire, la Laïcité et le Droit. Au programme de ces deux soirées mémorables : Métissage ou communautarisme? Qu'est-ce qu'être Français aujourd'hui ? Telle était la question. Rappelons que Djemila Benhabib a reçu le Prix International de la Laïcité (2012), le Prix International du Québec (2014) et qu'on vient de lui remettre le Prix de la Liberté d'Expression (2016).

Autre événement : l'A.P.C. a tenu son Assemblée Générale mardi 13 décembre 2016. Le bureau (riche en matière grise) a été reconduit, le punch (riche en fruits) dégusté, les pistaches (riches en anti-oxydants) croquées : Président  = Didier Mayeur ; Trésorière = Maryline Fourel ; Secrétaire = Benoît Duley. Tel était le bureau l'an passé. Tel il sera encore cette année.

2017 commence très fort. Quelle chance pour les cinéphiles car, vendredi 13 janvier, nous aurons l'honneur d'accueillir Davy Chou, jeune réalisateur primé à Cannes (Prix SACD) et à Cabourg (Grand Prix) ! Et à Namur (Belgique) et à Mumbai (Inde). Quelques jours plus tard, débutera le 20° Festival Télérama/AFCAE, le Festival que vous attendez toute l'année pour rattraper le retard pris à cause du boulot, du métro et du dodo. Cette fois-ci, dix films (dont un en avant-première le samedi soir, primé déjà deux fois, on est vraiment à la noce !). Que de bons films à 3,50€ avec le "pass" Télérama ! Sans compter que l'A.P.C. organise un tirage au sort pour gagner des "pass" pour le Festival du Film Américain de Deauville 2017. N'allez pas voir ailleurs, on trouve tout au Majestic ! En attendant le multiplexe…! Que vous dire sur ce serpent de mer ? Nessie arrive, repart, s'en revient jusqu'au jour où il n'aura plus de force, le pauvre ! Dépassé, fatigué, usé, noyé par les fouilles, il faudrait qu'il fasse rapidement des petits dans une salle obscure (derrière l'écran ?) pour agrandir la famille. Pourvu que les fouilles ne l'enterrent pas ! Car les fouilles ont un coût, c'est notoire. En attendant Bernay est prêt et Pont-Audemer dans les starting-blocks. Tel est le constat aujourd'hui !

Pour conclure, je voulais aborder La géographie du cinéma 2015 (in "Les Dossiers du CNC," n°335) mais aurais-je la place ? Sachez au moins que ce qui détermine un spectateur dans le choix de la salle de cinéma est sa proximité du domicile (61,8%). D'autres critères qualitatifs sont classiques : le confort (34,1%), la facilité d'accès (31,4%) et la richesse de l'offre (26,3%). En France, le cinéma Art & Essai a enregistré 20,3% des entrées totales en 2015 (Paris 39,4%, le Gers 34,8%, le Lot 30,2%), le Calvados seulement 19,3%, part inférieure à la moyenne nationale. Notre Département a proposé 297 films A&E mais nos spectateurs ont parfois bien du mal à sortir. C'est le constat fait en AG. Nos Soirées (par ex. débat de société, rencontre avec un artiste, soirée à thème) attirent plus les spectateurs qui, de fait, peuvent échanger avec l'invité. On remarque bien, ici, le rôle culturel et social de l'A.P.C. et les liens qui se tissent entre les associations locales; l'essai n'est toutefois pas transformé lorsque le public vient peu aux autres séances : 71,4% de spectateurs occasionnels pour 24,1% de spectateurs réguliers (4,5% pour les assidus). Pour en finir avec les chiffres, apprenez que le profil des spectateurs A&E se compose de 57% de femmes et, par déduction, de 43% d'hommes. À quand la parité ? Telles sont les dernières remarques pour cette année !

Pour l'A.P.C.   Didier Mayeur

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26 novembre 2016

Programme Art & Essai du 1er décembre 2016 au 2 janvier 2017

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Edito décembre 2016

Dans un pays, rien n'est plus visible qu'une minorité.

Alexandre Romanès, "Un peuple de promeneurs", éd. Gallimard

 

La programmation précédente résume bien le rôle de notre Association Culturelle : le choix de films du monde entier et l'organisation de Soirées Exceptionnelles dont l'intérêt est porté par le public augeron. C'est ainsi qu'une semaine nous programmons avec le Comité de Jumelage une comédie québécoise autour d'un buffet de gourmandises, et qu'une autre nous sélectionnons avec une Association liée au Mali un documentaire (qui a raflé pas mal de Prix dans moult festivals dont l'Ours d'Or cette année à Berlin, excusez du peu !) pour débattre sur les migrants. Entre les deux, un documentaire du grand cinéaste chinois, Wang Bing.

Ces choix si différents se télescopent, certes, mais illustrent bien le panel qu'une Association qui promeut le cinéma d'auteur se doit de proposer au public. Et l'Association Pour le Cinéma (A.P.C.) espère que certains spectateurs ont découvert des oeuvres qu'ils n'auraient pas eu l'occasion de voir, que certains spectateurs ont pu prendre la parole pour témoigner ou pour recopier la recette de cette douceur québécoise qui ressemble au petit Jésus en culotte de velours quand elle descend dans le gosier. Et puis le cinéma, c'est le 7° Art ! Qui ignore que les Artistes sont toujours en avance sur la société ? De fait, les cinéastes d'ici et d'ailleurs abordent, voire anticipent les problèmes de société et c'est la raison pour laquelle leurs sujets nous touchent au plus profond de notre être. Comme la peinture, la sculpture ou la musique car elles ont, elles aussi, une ambition artistique ! Je ne parle pas de la musique d'ascenseur ou du film formaté pour le passe-temps à la stratégie mercantile, je parle de la richesse culturelle qui enrichit plus l'esprit que le porte-monnaie. Le cinéma ne donne pas seulement à voir, il donne aussi à penser. Et penser, c'est résister à la médiocrité, à la paresse, à l'égoïsme. Résister à la peur de l'Autre qui ne peut être que bouc émissaire. L'écran est une fenêtre sur le monde, alors ouvrons les fenêtres et réfléchissons ! La Culture est une richesse qu'il faudrait repenser et développer au lieu de l'amputer petit à petit pour faire des économies en temps de crise. N'est-elle pas le lien d'un pays ? Notre cinéma de proximité (qui s'éloigne à vue d'oeil puisque le projet du nouveau cinéma se fossilise), tout comme le théâtre, est un lieu d'échanges. Nos jeunes sont nés avec l'image et le numérique. Invitons-les à développer leur curiosité et leur esprit critique dans des lieux culturels de notre époque...

A propos de bouc émissaire, j'ai appris qu'Alexandre Romanès, tzigane et homme libre, équilibriste des mots, mari et dompteur de la "terrible" Délia, avait été épinglé. Non par la police mais par la Ministre de la Culture qui lui a remis la Légion d'Honneur. Je sais, on la donne à tout le monde maintenant, même à des gitans ! Tout fout le camp ! Installés dans le XVI° près du bois de Boulogne, lui, sa famille et son cirque ont dû jongler avec les insultes xénophobes, les dégradations des caravanes, les vols de matériel, les pétitions et les plaintes en justice car le cirque "dégrade un espace vert classé". Ce qui est dégradant pour moi, c'est de se penser supérieur à des artistes un cutter à la main. Ils devraient le garder pour continuer à se raser le crâne, seule chose qu'ils savent faire à la perfection. Chacun son genre ! Et le genre Romanès, vous l'avez découvert le 20 septembre 2013 lorsque l'A.P.C. a invité Jacques Deschamps, le réalisateur du film Romanès. Une 1ère partie dans un fauteuil du théâtre de Lisieux avec le concert du "Trio Tzigane Norok" jouant de la musique tzigane, puis une 2nde partie dans un fauteuil du Majestic avec le film de Jacques Deschamps. A propos de breloque, André Lucas, le Fondateur de l'A.P.C., a été élevé au grade de Chevalier de l'Ordre National du Mérite pour son engagement dans la vie associative. L'ancienne Ministre des Droits de la Femme et Maire de Lisieux, Yvette Roudy, l'a personnellement épinglé et gratifié d'un bisou. L'A.P.C. et le Majestic étaient à l'honneur puisque la cérémonie s'est déroulée au ciné. Un film tourné en direct. Et les petits fours, me demanderez-vous ? Des douceurs qui ressemblaient au petit Jésus en culotte de velours !

Lors du dernier Ciné-Débat avant la trêve des confiseurs, vous aurez plaisir à retrouver l'ukraino-chyprio-gréco-algéro-franco-québécoise Djemila Benhabib, journaliste et essayiste. Condamnée à mort par les Islamistes, elle a reçu le Prix International de la Laïcité (2012) et le Prix de la Liberté d'Expression (2016). Tout un programme ! L'A.P.C. et le Collectif des Droits Humains l'avaient déjà invitée il y a quatre ans. Elle animera le Débat avec sa fougue, sa passion et son franc-parler qui lui sont habituels. Je lui laisse le mot de la fin pour un début d'échanges : La laïcité n'est pas une idéologie. (…) Elle est surtout la neutralité de l'Etat face aux diverses religions. (in "Ma vie à contre-Coran", VLB éd., 2009, p.265/266).

Et si vous voulez d'autres sucreries, venez à notre A.G. du mardi 13 décembre (Majestic,18h, salle 2).

Pour l'A.P.C.   Didier Mayeur

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15 octobre 2016

Programme Art & Essai oct/nov 2016

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Edito novembre 2016

The Show Must Go On

L'Association Pour le Cinéma (A.P.C.) remercie tous les invités qui ont rendu hommage à la réalisatrice Sólveig Anspach, emportée par un cancer en août
2015 : ses complices Marie Le Garrec (costumière et décoratrice) et Jean-Luc Gaget (son co-scénariste depuis 15 ans), ainsi que ses compatriotes Steinunn Le Breton-Filippusdóttir (Consul d'Islande en Normandie) et Hanna Steinunn Thorleifsdóttir (Maître de Conférence à l'université de Caen). Il est difficile de rendre un hommage à quelqu'un de cher récemment disparu mais la "Trilogie Islandaise" de Sólveig Anspach et l'humour de ses films ont facilité ces échanges particulièrement fertiles puisque les films ont été abordés à travers les points de vue de l'écriture et des costumes (et de la décoration), ce qui est chose rare, il faut le reconnaître. Les remarques supplémentaires sur l'île et ses habitants de nos invitées islandaises ont parachevé cette discussion. Bonne nouvelle, la "Trilogie Islandaise" paraîtra sous forme de coffret dans les mois à venir ! Un beau cadeau de Noël, ou de Pâques si retard ! Et info de dernière minute, l'Islande sera à l'honneur aux Boréales 2017. En attendant faites-vous peur avec les polars venus du froid et dépêchez-vous de visiter l'Islande avant qu'1 euro ne coûte 1000 couronnes islandaises... Ça jette un froid n'est-ce pas ? Mais vous y trouverez aussi le feu sous la glace.

L'A.P.C. voudrait également remercier l'Association JALMALV qui a organisé la Soirée "L'Accompagnement en fin de vie" ainsi que les membres de l'Equipe Mobile de Soins Palliatifs de l'Hôpital de Lisieux. Un public assez nombreux s'est senti concerné et le débat a permis de répondre à des interrogations, de préciser des détails, de comprendre des comportements et de sensibiliser des familles.

Triste programme pourriez-vous penser ! Mais le cinéma raconte la Vie, il est la Vie and The Show Must Go On pourrait nous chanter Freddie Mercury, lui aussi disparu trop tôt... Ce mois-ci, programme des plus riches avec des films primés dans de nombreux festivals (Biarritz, Cannes, Deauville, Berlin). Vous voyagerez en Inde, au Brésil, en Roumanie, à New-York; vous vous arrêterez au Québec pour rire avec Guibord après avoir dégusté une gourmandise québécoise préparée avec amour (Vous pourrez vous sucrer le bec !). Ayez du fun avec nous au Majestic ! Vous repartirez en Chine avec Wang Bing, l'un des plus grands réalisateurs de documentaires actuels. Si vous avez aimé Les Trois soeurs du Yunnan, vous serez captivés par l'histoire des Ta'ang, cette minorité ethnique birmane qui se réfugie en Chine pour fuir la guerre civile. Dans la même semaine, nous parlerons d'autres migrants grâce à l'Association Les Chutes de Gouina au Mali qui propose le film franco-italien Fuocoammare, par-delà Lampedusa. Là aussi, gourmandises à déguster mais sur des airs africains qui doivent résonner comme un chant d'espoir et non comme un chant funèbre. Des membres de l'Association Solidarité avec Tous les Immigrés (ASTI) et de SOS Méditerranée (sous réserve) répondront à vos interrogations. On voit bien, par les films sélectionnés ou primés par les festivals, que le cinéma peint la Vie, qu'elle soit joyeuse ou tragique. Pas de tabou ! De toute façon, que faire sinon avancer ! The Show Must Go On...

Pour l'A.P.C. Didier Mayeur 

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