A.P.C Lisieux

16 avril 2019

Programme avril-mai 2019

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Edito avril 2019

V.O. or not V.O. ?

Green Book : des résultats qui valident les demandes des cinémas Art & Essai, souligne « Le Courrier Art & Essai » (mars 2019). Avec 1,4 million d’entrées (en 3 mois) Green Book annonce la couleur de son succès. Ce résultat exceptionnel a eu ses prémices : un prix du public à Toronto en septembre, un bel accueil de la part des exploitants en décembre lors de la Convention Metropolitan Filmexport et des avant-premières très suivies. Et pourtant le distributeur du film a décidé d’exclure, pour la sortie nationale, les cinémas Art et Essai des centres villes de métropole, autrement dit des salles parmi les plus performantes sur ce type de films à l’échelle nationale. Un choix assumé en médiation avec, comme argument principal, la priorité donnée à la version française y compris dans les centres-villes des agglomérations (avec néanmoins des copies en version originale dans certaines salles de circuit). Cinq semaines après la sortie, les résultats de fréquentation confirment toute la légitimité des demandes des cinémas indépendants Art et Essai. Quelques exemples éloquents. Pour les deux cinémas qui, après demande d’injonction, ont pu avoir accès à la copie en sortie nationale : 4 621 entrées au Caméo à Nancy, soit de manière très nette, le premier résultat de l’agglomération ; 5 130 entrées pour le Star à Strasbourg, deuxième résultat de la métropole, loin devant les deux copies en version française. Pour trois cinémas qui n’ont pu avoir accès au titre qu’en troisième semaine malgré une demande d’injonction : 3 383 entrées à l’Omnia à Rouen, soit quatre fois les entrées de la version française de périphérie... Toute la valeur, l’impact et la spécificité des salles Art et Essai démontrées de manière éclatante.

Il est bon, parfois, de rappeler qu’une salle A & E peut, malgré une demande de son Directeur, ne pas pouvoir programmer un film car le distributeur a ses raisons que le spectateur ignore. Certains confondent Green Book et billet vert. Exigez, cher(e)s cinéphiles, la V.O. comme on exige qu’un homme politique tienne ses promesses ou qu’une soupe soit salée. Mais non l’addition ! La V.O. est la signature des salles A & E.

Et puis parlons d’un autre film classé A & E vu par plus de 1,3 million de spectateurs, ce film où les personnages ne voient pas la couleur de l’argent, où les femmes ont leur langue bien à elles, ces femmes SDF, ces Invisibles dont l’autodérision et l’humour font le tour de France, de Belgique et de Suisse (romande). La V.O. est essentielle ici, on n’imagine pas un doublage en anglais ou en chinois.

Le programme de ce mois d’avril, durant lequel on ne se découvre pas d’un fil malgré le réchauffement de la planète, débute en fanfare britannique avec Eric Clapton, se poursuit en Afghanistan où des étudiants retapent un cinéma abandonné (ça rappelle les travaux du Majestic avec les membres de l’APC transformés en apprentis-peintres mais il y a longtemps de cela, à l’époque de Tchernobyl, je crois), puis aux Etats-Unis où la couleur verte est bien noire, ensuite toujours sur le continent nord-américain, où Dolan tourne en dérision Hollywood. Le feu d’artifices qui clôture ce programme explose au Japon non pas en vert bio mais en jaune et noir. Le débat sera animé par un grand militant antinucléaire, Didier Anger (voir sa bio bio sur le net), déjà invité par l’A.P.C. en octobre 2007. Soutenez la V.O. et faites passer l’info sur Fukushima !

Pour l’A.P.C. Didier Mayeur

Dernière minute. D’origine grecque et française, née en Belgique, Agnès Varda disait « Je ne veux pas montrer mais donner l’envie de voir ». Merci Agnès Varda ! Cette femme libre, invitée au Majestic par l’A.P.C., vient d’éteindre le projecteur de sa vie. Salut l’artiste !

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19 mars 2019

Programme mars 2019

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Edito mars 2019

César, Oscar, Nanar et Bobard

L’A.P.C. se félicite de la qualité des films de 2018 dont l’audience nationale ne s’est pas démentie. Certains ont même été primés. Ont retenu l’attention du public et du jury des césars Jusqu’à la garde, Shéhérazade, Les Chatouilles, Le Grand Bain, Guy, Les Frères Sisters, Mademoiselle de Joncquières. Des films de qualité, il faut le redire, qui appartiennent à tous les genres et qui racontent des histoires fortes sur différents tons. Seul regret, pas un bouquet mais des nèfles pour le film de Pierre Salvadori, En liberté. Les aficionados de Pio Marmaï et d’Adèle Haenel - que nous sommes - ont noyé leur chagrin dans un café voisin. L’humour décalé a du mal à être reconnu en France par les jurys. 750 000 spectateurs ne l’ont cependant pas boudé.

Les cinémas français ont enregistré 200,5 millions d’entrées sur l’année 2018 contre 209,4 millions en 2017. Une diminution certes, mais les films Art & Essai se maintiennent. Et dans le Top 30 des films A&E, on note 11 films français contre 12 films américains, belle prestation, belle résistance aux caterpillars américains. Les Français ont du talent et ne le boudons pas ! N’en déplaise à certains qui arpentent les boulevards de Lisieux pour prêcher le bon bobard du bar du coin, le chiffre reste au-dessus de la belle barre des 200 millions d’entrées pour la dixième année consécutive. On est étonné qu’en assénant l’argument « c’est une affaire de privés » (O-F du 28.02.19) cet élu d’opposition de la Ville et de l’AGGLO préfère plus un hyper-centre vide que revitalisé. M. Lecomte, on ne tire pas sur une ambulance ! L’incapacité de ce vieux brisquard de la politique à avoir des avis constructifs est notoire. Devenir le premier édile de notre cité, voire Président de l’AGGLO, reste le dessein de tout renard de la politique. Il ne respire pas, il aspire à. Encore faut-il bâtir plutôt qu’encombrer, comme disait Françoise Giroud en... 1974.

Oscar semble ne pas s’être laissé emporter par le bulldozer Netflix en ne primant pas Roma comme Meilleur Film, même si son réalisateur, Alfonso Cuarón, a reçu l’oscar du Meilleur Réalisateur. Green Book, donc, a été sacré Meilleur Film. Une belle revanche surtout pour cette époque où le blanc « américain » (pas d’origine italienne surtout, ne mélangeons pas les pizzas avec les hamburgers) avait le pouvoir de casser du négro. Mais... les Yankees ne sont-ils pas tous des migrants au départ ?

Toutefois, que Roma soit sacré Meilleur Film en langue étrangère hérisse mon poil de Black Panther. Nous ne verrons jamais ce film au cinéma puisqu’il est destiné à la télé ! Le billet vert est passé par là... Et certains grands réalisateurs, au hasard les frères Coen, Alfonso Cuarón, Martin Scorcese, nous déçoivent en se vendant au plus offrant. A l’argument spécieux de Joel Coen « il faut s’adapter aux évolutions du public », j’applaudis à l’analyse de François Aymé, le Président de l’AFCAE (édito janv. 2019) : « Ce n’est pas vous qui vous adaptez au public mais l’inverse : le public doit s’adapter aux choix que vous avez fait : confier l’exclusivité durable de votre dernière oeuvre à une plateforme ». Bref, soit le public s’abonne et voit le film, soit il ne le verra jamais ! François Aymé conclut en parlant de « privatisation d’une oeuvre ». Et, de fait, Netflix acceptera-t-il des films ayant un regard critique sur les sociétés russe, iranienne et chinoise ? Ou bien Netflix nivellera-t-il les scénarios ? La standardisation et le formatage sont au programme, ne nous leurrons pas ! A la conquête du monde, comme coca-cola !

On a donc tremblé pour le défilé des oscarisés - même pendant les pubs ! - faute d’un maître de cérémonie homophobe qui s’est dérobé. On craignait les nanars mais l’année 2018 semble être l’année de la qualité avec Bohemian Rhapsody, La Favorite, Si Beale street pouvait parler... Ouf ! L’honneur est sauf ! Le suspense a été long. Le caterpillar n’a pas tout arasé. Un vrai polar, cette année ! A Lisieux comme à Los Angeles.

Pour l’A.P.C. Didier Mayeur

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05 février 2019

Programmation février/mars 2019

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Edito février/mars 2019

On peut en faire un fromage !

Le 22ème Festival AFCAE/Télérama vient de fermer ses portes. C’est l’heure du bilan pour l’A.P.C. et le Majestic. En tant que cinéphiles, nous sommes heureux d’avoir programmé autant de films de qualité à Lisieux, des films non formatés d’une richesse extrême qui prêtent à la discussion et à la réflexion. Mais le nombre d’entrées n’est pas à la hauteur de cette programmation riche et variée, regretterons-nous avec Grégoire Reynaud car les résultats se stabilisent trop. Avec 468 entrées, nous oscillons entre les 449 entrées de 2017 et les 490 de l’an passé.

Les grands gagnants sont la Palme d’Or de Cannes, Une Affaire de Famille de Kore-eda (100 entrées) et Amanda de Mikhaël Hers (72 entrées). La déception vient de l’Avant-Première proposée, Tout ce qu’il me reste de la révolution de Judith Davis avec seulement 27 entrées et bon dernier. Malgré son « Prix du Public » à Angoulême, cette comédie n’a pas su attirer le public lexovien. Faute à la com’ inexistante ? Faute à la frilosité du public ? Faute à la date (samedi obligatoire) ? Soirée Netflix ? Plateau fromage devant la télé ? Ce Festival reste une grande fête nationale du cinéma de qualité et nous vous invitons l’an prochain à embarquer vos amis pour cette croisière des émotions (prix du voyage en 1ère classe : 3,50).

L’A.P.C. soutient le Ciné Filou Goûter. Cette animation propose des films pour les petits avec un goûter de qualité, en lien avec le film, offert à tous les enfants. Ce goûter sera préparé par Julie Amselem dans le cadre de sa « Cuisine de Curiosités » (voir sur le net l’avis « Petit Futé 2019 »), laquelle s’engage dans une démarche éco-responsable. Un goût d’ailleurs pour gens d’ici.

Pour rester dans le monde de la cuisine, ne ratez pas le film franco-marocain Tazzeka dont le menu vous fera saliver !... Le mois de mars n’aura pas moins de quatre Soirées Exceptionnelles. Pour commencer, une Soirée Equateur en présence de Matias SALTOS et François MAS, réalisateurs du film Ecuador, Mon Pouvoir dans la Constitution en V.O.S.T.Fr. Ils dialogueront avec les Terminales hispanisantes du lycée Marcel Gambier dans la matinée et resteront le soir pour échanger avec vous. N’hésitez pas à préparer vos questions sur ce pays qui bouge.

Ensuite, place à la Journée Internationale de la Femme du 8 mars. Le CIDFF 14 présentera ses projets et témoignera à l’issue de la projection. Le foot féminin sera à nouveau à l’honneur quand il est autorisé par les autorités masculines...

Dans le programme suivant, nous aborderons la Soirée Anglaise avec The Bookshop en V.O.S.T.Fr dont l’action se situe dans le Nord de l’Angleterre, où l’on peut déguster un fromage local, le cheshire, après avoir dévoré un poulet en croûte de parmesan; et la Soirée Chine avec un film tout public et un film pour moins grands dans le cadre d’un jumelage futur avec une ville chinoise (autres animations : ateliers de calligraphie + expo d’objets et de photos à la Médiathèque, conférence, atelier cuisine). On leur fera goûter nos spécialités locales (la Trinité augeronne) mais on sait que l’odeur virile de nos fromages peut freiner leur appétit de curiosités, avec ou sans masque. Un voyage en Chine est à l’étude pour juin 2019. Globe-trotteurs, à vos marques (de fromages) !

Pour l’A.P.C. Didier Mayeur

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06 décembre 2018

Prog dec 2018

 

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Edito dec 2018

Voir d’un autre oeil

Le début de saison est très prometteur. Déjà six Soirées, dont deux en présence de réalisateurs, Antoine Desrosières pour A genoux les gars et Saïd Hamich pour Retour à Bollène, ce dernier étant nominé pour le Prix Louis Delluc.

Cette vitalité de la programmation n’est pas le seul fait de l’A.P.C. Elle est due aussi aux liens culturels tissés ici et là sur le territoire et à la clairvoyance de Grégoire Reynaud, Directeur du Majestic. Si des Associations souhaitent un partenariat ponctuel, qu’elles n’hésitent pas à nous contacter.

Cette vitalité reflète également la volonté des réalisateurs et des spectateurs de faire bouger les choses. Le cinéma reflète l’image d’une société en mouvement qui lutte contre l’immobilisme et la paresse. Ce n’est pas un hasard si En liberté ! de Pierre Salvadori cartonne en ce moment. Adèle Haenel (déjà invitée par l’A.P.C.) incarne une femme qui écoute son coeur mais qui ne veut pas suivre une société statique, corrompue qui méprise le respect et le partage. Elle bouge, elle décide, elle prend les choses en mains. Cette comédie raconte beaucoup de choses, mine de rien. Tout comme Nos batailles ou Girl.

Lors du Ciné-Rencontre avec Antoine Desrosières invité par le CIDFF 14, le réalisateur a mis en scène des filles qui s’interrogeaient sur leur statut de victimes des machos. A genoux les gars, au titre provocateur, a choqué plus d’un(e) spectateur(trice) et, la lumière à peine rallumée, les invectives ont plu sur le réalisateur, lequel a assumé complètement son film. A la lueur des remarques et des explications, le dialogue s’est instauré entre un public déconcerté par ce film aux scènes scabreuses (hélas le quotidien de certains de nos enfants), l’équipe du CIDFF 14 et le réalisateur. C’était le but. Antoine Desrosières, qui sillonne la France et partage son film avec les établissements scolaires, a su par sa patience, son écoute et ses arguments toujours solides, faire comprendre l’intérêt et l’utilité de son film. Parlons des tabous pour dénoncer ceux qui s’en servent pour asservir ! Du coup, le film a été vu d’un autre oeil. Je tiens alors à remercier la spectatrice qui a rué dans les brancards en affirmant de vive voix que le film était nul. Elle a voulu quitter la salle mais Antoine Desrosières a instauré avec intelligence un dialogue entre elle et lui et le public. A la fin des échanges, cette spectatrice est venue saluer le travail du réalisateur. Bravo, madame ! Respect ! Nous regrettons seulement que ceux qui ont bougonné et fermé les yeux face à ce sujet soient partis. Jouer les autruches ne sert à rien. L’Homme va de l’avant, il ne s’enterre pas ! Il a des jambes pour avancer et des yeux pour voir autrement le miroir aux alouettes de certains. Le cinéma est là pour nous le rappeler. Le 7° Art bouge et ouvre les esprits. Les villes, les régions et l’Etat devraient voir leurs politiques d’un autre oeil.

Pour l’A.P.C. Didier Mayeur

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13 novembre 2018

Programme nov/dec 2018

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Edito novembre 2018

On a tout à y gagner

Suite à l’Anniversaire de l’Association Pour le Cinéma (A.P.C. Lisieux) - 40 ans de cinéma au Majestic ! - et à la correction des copies, les noms ci-dessous en intéresseront quelques uns :
- Valérie Burel, qui a gagné le
Quiz Cinéma organisé par Atome Game et l’A.P.C., se voit offrir un an de cinéma par Grégoire Reynaud, Directeur des cinémas de Lisieux;
- Christelle Bietry, Pascal Barret, Steven Blais, Jean-Pierre Bourdarias et Omar Kamal, tous finalistes du
Quiz Cinéma, ont gagné 4 places de ciné chacun offertes par l’A.P.C.
- Concernant le jeu Cinéma et Publicité, nous avons retenu 9 gagnants : Pascal Barret, Steven Blais et Franck Hautefeuille avec 16 bonnes réponses sur 16 (3 places gagnées chacun); Flore Delain, François Douillet et Dominique Serres avec 15 bonnes réponses sur 16 (2 places gagnées chacun); Mélaine Baroin, Yves Ménard et Yves Ras avec 14 bonnes réponses sur 16 (1 place gagnée chacun). Félicitations, donc, à ces cinéphiles qui apprécient notre programmation Art & Essai ! Nous répétons que ces films d’auteurs que nous sélectionnons gagnent à être connus et reconnus tant ils reflètent nos sociétés.

Pour illustrer notre propos, ce mois-ci voit s’organiser un programme autour de 3 Soirées Exceptionnelles, chose rare pour le souligner.

Notre Soirée Québec présentera Insoumis, un film préfigurant les bouleversements sociétaux qui se cristalliseront en France en mai 68.

La semaine suivante, le CIDFF 14 proposera A genoux les gars, un film qui dénonce la violence masculine au quotidien; pour en parler, Antoine Desrosières, son réalisateur, sera présent ce soir-là au Majestic pour engager une discussion avec vous.

La semaine qui suit verra une Soirée organisée par Amnesty International autour du film Bienvenus. Comment remplir un hôtel vide ? Vous le saurez en payant votre chambre au prix d’une place de ciné (Tarif unique:-).

Autour des ces 3 Soirées Exceptionnelles, un film qui a reçu le Prix d’Interprétation et la Caméra d’Or au Festival de Cannes 2018 et un autre qui a reçu le Prix du Jury !

Venez nombreux, vous avez tout à y gagner ! De bons films, de l’évasion et de la réflexion, des gourmandises à croquer, des échanges avec les copains, du bon temps à passer, des questions à poser... Votre fidélité et votre soutien nous encouragent à poursuivre dans ce sens.

Pour clore cet édito, notez que l’Assemblée Générale de l’A.P.C. se déroulera mardi 4 décembre à 18h15 au cinéma Majestic de Lisieux. A l’issue de cette A.G., encore des gourmandises à croquer.

Pour l’A.P.C. Didier Mayeur

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