A.P.C Lisieux

28 octobre 2017

Programme Art & Essai novembre 2017

Prog A

Prog A

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Edito novembre 2017

Tapis rouge et tapis noir

 

Chaque automne se déroule le congrès annuel de la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français) où les professionnels  échangent leurs points de vue. A l'étage du CID de Deauville, j'ai appris que le piratage de films coûtait 1,3 milliard d'euros de manque à gagner au cinéma français et que, malgré les promesses des distributeurs, l'accès à certains films pour les petites salles est toujours difficile. Au rez-de-chaussée les exposants ont fait de l'oeil aux chalands pour vendre leurs appas en leur dévoilant les dernières technologies. J'ai, de fait, apprécié les jus de fruits pour salles dernière génération, les photobooths (bornes photo interactives) dernière génération, les pop-corns croustillants dernière génération (qui font donc plus de bruit pendant la séance), l'écran 4K Crystal LED Sony-Projection laser dernière génération (1 million d'euros l'écran !), les fauteuils moelleux dernière génération pour couple ou pour Rémy, les oeufs des "Enfants" (les germanophiles sauront) dernière génération, bref tout ce que les salles du multiplexe de Lisieux - que nous attendons depuis plus de 10 ans - auraient si… Avec des "si" on mettrait la Basilique en bouteille. L'eau coule sous les voûtes romaines de Lisieux et on attend… Caroline Duchemin, Jean Macé, André Malraux s'en lavent les mains.

Changeons de programme ! Du 27 au 29 octobre, le Festival "Les 400 Bobines" déroule son 1° tapis rouge. Il est organisé pour les Jeunes et animé par les Jeunes qui accueilleront le public, présenteront les films, lanceront la cérémonie d'Ouverture et clôtureront le Festival. Entre temps vous serez venus voter pour vos films favoris (8 films de 2016/2017 en compétition) et nous remettrons les 3 Bobines d'Or aux réalisateurs concernés. Mais avant le lancement du premier film, deux animations gratuites vous sont proposées : un atelier avec l'Ecole d'Art Plastiques et un spectacle de bruitage de film avec "Soigne ton gauche". Lisez-nous sur les réseaux sociaux, sur les sites du ciné, de l'Association Pour le Cinéma (A.P.C.), du Pôle Muséal et de la Ville de Lisieux, sur YouTube, etc. Faites circuler l'info, venez nombreux pour nous soutenir. Faites que cela réussisse et nous comprendrons que vous souhaitez une 2ème tournée l'an prochain...

Changeons de programme ! Mercredi 15 novembre, le compositeur de la musique du film La Mélodie, Bruno Coulais, sera parmi nous, accompagné du réalisateur Rachid Hami. Attention : séance à 18 h ! Deux jours plus tard, nous partagerons les gourmandises de la Soirée Québec mélangées à l'odeur Des Mauvaises Herbes (à partir de 20h). Moins drôle mais hélas toujours d'actualité quand le Tapis Rouge d'Hollywood se transforme en Tapis Noir de Devilhood après les accusations de viols contre Harvey Weinstein, le producteur de films ayant reçu plus de 80 Oscars, la Soirée Pour l'Elimination des Violences faites aux Femmes organisée par le CIDFF 14. Nous projetterons Je danserai si je veux, le film qui a reçu 12 Grands Prix Internationaux. Là encore, venez nombreuses pour prendre la parole car hélas, trois fois hélas, Harvey Weinstein illustre trop bien le mâle en rut dominateur et destructeur au boulot et à la maison. Suivra un film sur les tabous de la sexualité en Iran, Téhéran Tabou. A ne pas manquer non plus ! Plastiquement et culturellement parlant.

L'AG de l'A.P.C. se déroulera jeudi 14 décembre à 18h au Majestic.

Pour l'A.P.C.   Didier Mayeur

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15 octobre 2017

Suite des aventures de l'APC !

À partir de maintenant, retrouvez toute l'actualité, les nouveautés et la programmation sur la nouvelle page Facebook de l'Association Pour le Cinéma ! Ce blog restera ouvert pour pouvoir consulter toutes ces archives depuis sa création.

https://www.facebook.com/Association-Pour-le-Cinéma-Lisieux-388418121575182/

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23 septembre 2017

Programme Art & Essai du 21 septembre au 30 octobre 2017

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08 juin 2017

Programme Art & Essai juin/juillet 2017

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Edito juin/juillet 2017

L'Art-bitraire Madame Anastasie

 

Nous ne l'avons pas fait exprès ! Dommage, car cela aurait été la preuve d'un événement fortuit. Sauf que trop d'événements fortuits de ce type ont logiquement un rapport entre eux, la volonté de mise sous tutelle de l'Art. Le film Django sortait au Majestic au moment où l'A.P.C. s'interrogeait sur les Artistes. Nous nous sommes, en effet, amusés à mettre en scène tous ces artistes (cinéastes, peintres, écrivains, etc.) qui ont fui leur pays pour vivre libre en France. Rien de plus humiliant que d'obéir à des lois qui réglementeraient l'Art. Nous ne le répèterons jamais assez, l'Artiste, souvent mal reconnu, est un visionnaire, le despote un myope. Et quand l'Artiste est d'origine étrangère, je vous dis pas ! Nostalgie d'un art national… Sans remonter bien loin, en 2015, Fox Five News a censuré Les Femmes d'Alger, le Picasso vendu le plus cher de l'histoire, en floutant la poitrine des personnages féminins, tout en oubliant le bas, recto et verso… ce qui nous rappelle les alexandrins que faisait dire Molière à Tartuffe : 

  (…) Couvrez ce sein, que je ne saurais voir.

Par de pareils objets les âmes sont blessées,

Et cela fait venir de coupables pensées.

Toujours en 2015, Anish Kapoor a fait les frais des censeurs venus détériorer son oeuvre exposé au château de Versailles. Sur le net, "Facebook" est coutumier du fait : certains tableaux d'artistes sont retirés du réseau. Il ne faudrait pas que les censeurs prennent trop de libertés ! Pour en revenir à Django, on y voit des nazis qui exigent que l'artiste joue une musique "classique", définie par eux, et non cette musique de sauvage qui fait vibrer les gens. Mais Django Reinhardt avait la liberté au bout des doigts et les notes montaient dans le ciel, trépidantes, heureuses et fières de passer les frontières morales, religieuses et politiques. Censeurs, qui êtes-vous pour décider de ce que l'Art a le droit de dire ? Nous espérons que Françoise Nyssen, la nouvelle Ministre de la Culture, aura les coudées franches pour s'opposer à ceux qui souhaitent entraver la liberté de Création.

Prochainement seront publiés dans la presse les noms des gagnants d'un "pass" pour le Festival de Deauville (1er/10 sept 2017). Le tirage au sort a été effectué à partir des bulletins du Festival Télérama/AFCAE que vous avez remplis.

L'A.P.C. vous souhaite un bel été aux senteurs de fraises et de roses en attendant de vous retrouver à la rentrée avec une belle surprise à la Toussaint : notre 1er Festival de Films pour les Jeunes.

Pour l'A.P.C.   Didier Mayeur

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09 mai 2017

Programme Art & Essai mai/juin 2017

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Edito mai 2017

Section BB11

 

Après le résultat du 1er tour des élections, j'étais tenté en bon citoyen d'écouter pérorer à la télé tous les gagnants du 1er tour. Las, je suis saoul d'entendre toujours et encore la langue de bois, qu'elle soit départementale, régionale ou nationale ! La langue de bois reste de bois et me laisse de marbre. C'est comme l'art national de Pékin la communiste, de Pyongyang la dynastique populaire, de Moscou la soviétique, de Berlin la nationale-socialiste, de Rome la fasciste, l'art officiel reste un art totalitaire où la part de créativité est inversement proportionnelle à la part de propagande. Tout Art qui n'est pas soufflé par la dictature est un art dégénéré, c'est bien connu ! Il n'existe ni langue pure, ni art pur, n'en déplaise aux puristes de tous crins. Le seul crin qui m'inquiète est celui qui retient l'épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des artistes prisonniers. J'ai une pensée émue pour Nolde, Kirchner, Beckmann, Kokoschka, etc. La liste est longue comme celle de Schindler.

Bref, j'ai éteint et, délaissant les écrits d'auteurs tels Kouchner et Sarkozy, j'hésitais entre un roman de Julia Kristeva, une pièce de Ionesco (Rhinocéros, par exemple) et la recherche d'un aphorisme de Cioran tiré de son ouvrage De l'inconvénient d'être né, qui servirait de titre à cet édito; j'ai bien pensé relire Le Gone du Chaâba d'Azouz Begag. Pourquoi pas une BD d'Uderzo et Goscinny ou de Riad Sattouf ? Sans oublier Wolinski. Voilà pour la lecture.

Pour le plaisir des oreilles, j'avais le choix entre des airs d'Offenbach, d'Aznavour, de Dalida, de Gainsbourg, de Goldman, de M. Pokora et -M- Chedid, de Calogero ou du belge Johnny Hallyday. Moustaki j'aime bien aussi ("Avec ma gueule de métèque, de juif errant, de pâtre grec…"). Ou encore entre des sketches de Coluche ou de Jamel. J'allais avoir du mal à me concentrer. C'est pas rien une élection présidentielle. C'est comme élire un roi, le moment est divin, c'est toutefois un tournant dans une vie. J'ai alors pensé lire et boire en même temps, c'est à dire goûter Alcools de Guillaume Apollinaire tout en sirotant différents rhums des Caraïbes ou des rouges d'ailleurs (du Chili, de Californie, d'Afrique du sud, ben oui, je ne bois pas que du lait normand !) car le soleil n'a pas de frontière. Comme l'homme, qui adore se promener, voyager, travailler sur place et visiter, repartir ou rester si l'accueil lui permet de s'épanouir amoureusement et artistiquement. J'ai donc hésité entre pas mal d'oeuvres. C'est planant d'avoir le choix ! Le sourire de la liberté vous transporte haut dans le ciel.

Finalement, pour le plaisir des yeux et des oreilles, j'optais pour un bon film du Patrimoine, genre Lelouch ou Mocky. Mocky, c'était mon idole quand j'étais jeune (au siècle dernier). Comme le temps passe, comme le cinéma change, comme les gens ont la mémoire courte ! Et puis non ! Atiq Rahimi m'avait tellement bouleversé avec ses deux textes Terres et Cendres et Syngué sabour. Pierre de patience, que j'ai voulu revoir l'adaptation cinématographique de Syngué sabour avec l'extra-ordinaire Golshifteh Farahani que la France a accueillie, que la France n'a pas su garder.

On est dimanche, les footeux pensent à Zizou ou à Kopa récemment disparu; on est dimanche, le canapé rouge (encore de la politique !) de Michel Drucker est vide, vivement dimanche prochain qu'on revoie Populaire de Régis Roinsard, le film tourné à Lisieux ! Ou qu'on prenne un autre DVD dans lequel joue encore l'actrice argentine Bérénice Bejo (je vous recommande, Le Passé de l'iranien Asghar Farhadi mais The Artist de Michel Hazanavicius est un bijou); ou qu'on sélectionne un autre DVD dans lequel joue l'acteur Juan Moreno y Herrera-Jiménez (plus connu sous le nom de Jean Reno). Pour ceux qui préfèrent les mots, lisez La vie mode d'emploi de Georges Perec.

A la lecture de cet édito, je m'aperçois que j'abuse du "ou" ou du "ou bien". Il est si bon d'avoir le choix sans qu'on vous l'impose ! Et à la lecture de ce programme A.P.C. mai/juin 2017, vous avez le choix entre sept films en V.O.S.T., la Version Nationale n'étant pas sous-titrée. Avec en prime une "Soirée Italienne" et ses gourmandises préparées par le Comité de Jumelage Lisieux/Mogliano-Veneto. Bonne dégustation !

Pour l'A.P.C.   Didier Mayeur

 

 

P.S. Ceux qui cherchent plus de renseignements sur "BB11" risquent de tomber sur "Big Brother" (ce qui n'est pas faux quand on y pense), sur "Biceps sur Banc incliné" (il faut dire que des gros bras on en trouve en politique, comme les éléphants) ou sur "Bb11 Chord" pour apprendre la guitare. Il y en a toujours qui sont prêts à nous jouer la sérénade et on sait comment ça se termine ! Qu'ils cliquent plutôt sur "Archives Nationales" ! Ils y trouveront des infos sur la Section BB11et les naturalisations. Ils peuvent également lire l'article du Figaro (18.11.2010) "Le jour où ils sont devenus français", ainsi que l'article de L'Obs-Rue 89 (09.01.2011) titrant "Ces écrivains dont le français n'est pas leur langue maternelle". Bonne lecture !

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05 avril 2017

Programme avril 2017

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Edito avril 2017

L'énergie du parking

 

L'énergie du CIDFF 14 a payé puisque, pour la Journée Internationale des Droits des Femmes du 8 mars, la "Soirée Chanda, une mère indienne" a été un beau succès au cours duquel un public nombreux s'est intéressé à la situation des femmes en France ET à l'étranger. Des chiffres ? En France, une femme meurt tous les 3 jours sous les coups de son conjoint, ou bien 63 millions de filles dans le monde ne reçoivent pas d'éducation (source <8mars.info>). Tempête de sable, le film israélien réalisé par Elite Zexer, nous l'a encore prouvé le mois dernier !

Quant à Lady Susan, il lui a fallu beaucoup d'énergie pour intriguer dans cette Angleterre du XVIII°s. Lors, quel régal pour les spectateurs anglophiles du Jumelage d'entendre les échanges à fleuret moucheté entre les différents protagonistes qui s'approchent, se reprochent et se touchent ! Seul l'Amour fera mouche, ainsi que le mépris avec pour sous-titres l'humour très british de Jane Austen. Ainsi nous avons assisté à des assauts de bretteurs : attaque, parade, riposte, parade, contre-riposte… jusqu'à la mise sur la touche de Lady Susan. Le film avait pour titre Love & Friendship. Tout un programme !

Cependant les intrigues autour du Multiplexe ne sont pas à la hauteur de celles concoctées par Jane Austen. Certes on y trouve les contradictions, les mensonges - pardon, les contre-vérités ! - et la mauvaise foi mais l'élégance est absente. On va jusqu'à reprocher à l'autre de faire son cinéma tout en se filmant en train de pousser la chansonnette. L'A.P.C. a l'impression d'assister à une guerre de positions. Tant d'énergie pour rien ! M. Leclerc (L'Eveil sur le net du 28.03.2017), s'il aborde de vrais sujets (parking & fouilles), donne dans l'hyperbole pour exaspérer le voisin. Il parle de la "hauteur démesurée" du multiplexe. Diantre ! Il sous-entend aussi que le maire "a la volonté de laisser sa marque comme l'a fait Yvette Roudy avec la médiathèque il y a vingt ans". N'est pas pharaon qui veut ! Ainsi, pour M. Leclerc, il semblerait que s'investir dans la vie publique, ce n'est ni faire évoluer les mentalités (cf les lois Roudy), ni proposer un mieux-vivre (cf piscine, médiathèque et rue piétonne); pour lui, c'est plutôt faire des coups de pub comme on marque des buts. Certainement l'influence de "l'expérience dans la communication dans un club de football professionnel". Précisant que sa "démarche est apolitique", il a eu pour lui l'opposition photographiée au premier rang (Le Pays d'Auge sur le net du 1° avril 2017 ). Et, avant de pousser la chansonnette sur la vidéo (l'Eveil), il signifie au maire que "son multiplexe on n'en veut pas Place de la République, à la limite ailleurs". Une chanson bon enfant aux derniers mots restrictifs, inquiétants et révélateurs.

Anne Rousseaux a écrit l'an passé sur Facebook : "Alors le multiplex c est du grand n importe quoi, de l inutile, du loisir, toujours du loisir stérile, ce n est pas ce qui va créer de la richesse à Lisieux qui se meurt, tout le monde s en va". Tout est dit ! Heureusement, les solidarités locales existent à Lisieux et le film Demain nous a prouvé que certains avaient encore l'énergie non pas d'un parking à voitures-ventouses mais celle de l'action positive.

Que faire pour insuffler une nouvelle vie à ce coeur de ville exsangue ? Rien ! Ne pas choisir entre un parking mort (un cimetière de voitures ?) et des salles de cinéma vivantes (films, opéras, manifestations sportives). Au delà du mépris des autres et du manque de vision, des spectateurs et l'A.P.C. attendent un multiplexe pour continuer l'action culturelle menée depuis 39 ans. De préférence en hyper-centre pour que le commerce renaisse. Mais si c'est "ailleurs", pourquoi pas ? M. Leclerc veut conserver sa place de parking à côté de chez lui. Quelle vision moderne de la Ville !

Il serait intéressant de connaître l'origine véritable de ces intrigues : d'abord éliminer une place retenue par des agences et une commission, ensuite proposer les sites Citroën, Peugeot, Ford comme voie de garage, enfin "à la limite ailleurs", mais pas chez nous ! La Culture fait toujours peur puisqu'elle donne à réfléchir. Pont-Audemer l'a compris, Bernay l'a compris, Mézidon-Canon l'a compris. Peut-être que ces villes ont des habitants qui pensent à Demain. Mais ne vous inquiétez pas, le coût des fouilles a encore frappé ! On s'engage sur une autre voie (pas romaine) sans rester sur le quai. Heureusement, on retrouvera l'énergie positive de René Letzgus qui présentera son film Kombissiri sur la volonté d'aveugles à vouloir avancer comme tout le monde en participant à une épreuve cycliste. Rendez-vous le 28 avril 2017 ! Lâchez votre parking et tous à vos guidons !

Pour l'A.P.C.   Didier Mayeur

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